Athlète du mois de septembre : Didier Daguin

Belle présentation de Didier qui mérite bien ce titre d’athlète du mois,

35 000 photos en presque dix ans, quelle performance  😉

Son témoignage :

1989, Bicentenaire de la Révolution Française. C’est aussi l’année de mon arrivée à St PHILBERT. Et dans une foulée presque immédiate j’adhère à cette sympathique association qu’est l’Athlétique Retz Sud Lac. Convivialité toute l’année et parts de tarte XXL le vendredi soir…

Un jeune athlète en rodage qui se réserve pour les podiums de demain. En fait je rêve de courir le marathon de New York. Franchir le pont de Verrazano pour me rendre vers Brooklyn comme ces milliers de joggers anonymes. Voilà mon idéal à 23 ans. M’immerger dans cette marée humaine. Avaler des kilomètres de bitume avec ces athlètes des années 90. Un sacré contraste avec la vague verte des années 2000 et la domination à venir du trail.

Bon, vous me direz que l’essentiel c’est de courir. User ses running, maîtriser son souffle et les diverses côtes alignées sur le parcours. « C’est toi qui doit dominer la côte et non l’inverse » comme le rappelle le maître. Une saine activité qui m’occupe depuis le collège. Plutôt intellectuel que physique, je perçois malgré tout l’intérêt d’entretenir à moindre frais ce corps d’adolescent, pur produit du terroir mayennais : « Mens sana in corpore sano ».

Didier carbure à l’air pur 

Et la compétition ? Celle-ci reste du « Boiron » chez « D.D. ». A dose homéopathique ! Parmi les 2 ou 3 cross honorés de ma présence les 2 derniers laissent un goût d’inachevé. Au propre comme au figuré : La GOURNERIE avec 2 compagnons d’échappée (à l’envers, vous l’aurez deviné…) j’enrage devant le peu de considération des organisateurs pour les derniers. C’est vrai que la nuit tombe vite fin novembre. Mais assister au ramassage des ganivelles et rubans de balisage ainsi qu’au départ des derniers spectateurs alors que nous tentons péniblement de boucler notre parcours a de quoi éteindre définitivement notre motivation. 2ème situation désarmante, mon ultime cross. Plutôt que de finir en chaussettes dans la boue, je préfère emprunter la première bretelle de sortie. Discrètement. Moralité : toujours bien lacer vos chaussures…

Les Foulées Nantaises – octobre 1990

Le plein air, soleil ou pas, voici l’autre grande source de bien-être. Un gisement inépuisable de sensations. Une variété infinie de paysages. Un stock illimité dans lequel chacun peut puiser au gré de ses déplacements et envies. Le tout agrémenté d’un air pur. Une bonne bolée d’oxygène à chaque sortie. Largement moins encombrantes qu’un vélo, les running squattent le coffre de la voiture. Sur les côtes bretonnes, dans les forêts de Sologne ou encore parmi les moutons le la Baie du Monts Saint Michel, Didier carbure dans les chemins. Loin des chronos et vivas de la foule. Mais heureux de cette communion intime avec la nature.

Depuis 2 ans, l’ermite est revenu s’entraîner parmi les sociétaires de l’AR Sud Lac. Sauvé d’une solitude athlétique sans issue par ces dames (et messieurs) du samedi matin. Un rendez-vous salutaire pour l’entretien et l’éternelle convivialité. Ça signe aussi un retour progressif à la compétition (foulées de l’éléphant, Pornic…) et qui sait peut-être l’inscription à un marathon. Plutôt le Médoc maintenant. Pour son offre culturelle…

35 000 !

Garder des traces de toute cette vitalité qui anime l’ A R Sud Lac me fait aussi beaucoup courir. Parfois plus que les compétiteurs car je peux couvrir 7 ou 8 courses lors d’une compétition avec différentes catégories, là ou chacun fait la sienne. Une réelle organisation. Pour l’histoire. Parfois pour rien !!! Comme ce dimanche des années 90 à Challans. Une championnat régional de cross sur lequel vous ne trouverez aucune photo de votre serviteur. Pas accrochée, la pellicule se révélera vierge au tirage. Pourtant j’avais promis un beau reportage et m’étais précipité dès le dimanche soir pour extraire des clichés historiques. Peine perdue. Moment d’extrême solitude devant le bac de révélateur. Absolument aucune révélation des exploits de l’après-midi. Depuis ces temps préhistoriques des albums papiers que l’ont échangeait, la révolution numérique a boosté les tirages et démocratisé le partage des images. Rien que depuis 2008, arrivée de Picassa puis de Google +, ce sont près de 35 000 images que nous avons archivé sur le Cloud. Voilà notre vraie performance. « Nous » car il faut remercier tout l’équipe photos et vous bien sûr, acteurs engagés sur ces scènes bitumées, rocailleuses, boueuses et parfois aquatiques… Merci pour vos prestations athlétiques et photogéniques.

De | 2017-10-09T08:38:11+00:00 dimanche octobre 8 2017|0 commentaire

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